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Position latérale de sécurité : quand et pourquoi la pratiquer après un accident de la route ?

4 octobre 2026 22 min de lecture Mis a jour 4 octobre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Après un accident de la route, une victime qui ne répond pas ne doit jamais être laissée sans vérification. La position latérale de sécurité, appelée PLS, protège une personne inconsciente qui respire normalement contre l’obstruction des voies aériennes et l’inhalation de liquides. Ce geste intervient après la protection de la zone et l’alerte des secours, dans un ordre qui évite de créer une seconde victime.

En bref

  • La PLS concerne une victime inconsciente qui respire normalement, notamment après un accident de la route.
  • La protection du lieu passe avant tout geste de secourisme, avec gilet, signalisation adaptée et éloignement du danger.
  • Les secours doivent être alertés au 112, au 18 ou au 15 avant de multiplier les manipulations.
  • Une victime qui ne respire pas normalement doit être placée sur le dos pour permettre un massage cardiaque.
  • Une personne coincée dans son véhicule ne doit pas être extraite, sauf danger immédiat comme un incendie ou un risque de collision.

Quand pratiquer la position latérale de sécurité après un accident de la route

La PLS se pratique lorsqu’une personne est inconsciente, allongée sur le dos et présente une respiration normale. Cette indication vaut après un accident de la route comme dans toute autre urgence médicale. L’état de conscience se contrôle en parlant à la victime, en lui posant une question simple et en sollicitant ses épaules avec prudence. Une absence de réponse ne suffit pas à décider du geste. Il faut ensuite vérifier la respiration.

Cette vérification dure au maximum dix secondes. Il faut basculer doucement la tête en arrière, relever le menton, puis observer si la poitrine se soulève, écouter un souffle et sentir l’air expiré. Cette méthode est enseignée dans le dispositif Prévention et secours civiques de niveau 1, couramment appelé PSC1. La référence opérationnelle reste le guide national de référence relatif aux techniques de premiers secours publié par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.

Une respiration normale est régulière et visible. Des mouvements rares, bruyants, irréguliers ou comparables à des halètements ne doivent pas être confondus avec une respiration efficace. Une victime qui gaspille l’air ou présente quelques inspirations isolées peut être en arrêt cardiaque. Dans ce cas, elle doit être installée sur le dos, les secours doivent être rappelés si nécessaire, et le massage cardiaque doit commencer sans attendre.

La position latérale de sécurité limite deux risques fréquents chez une personne inconsciente. Les muscles de la langue se relâchent et peuvent gêner le passage de l’air. Des vomissements, du sang ou de la salive peuvent aussi couler vers les voies respiratoires. En couchant la victime sur le côté avec la bouche orientée vers le sol, les liquides s’écoulent plus facilement. La PLS ne soigne ni un traumatisme crânien, ni une hémorragie, ni un choc. Elle maintient les voies aériennes dégagées pendant l’attente des professionnels.

La situation routière impose toutefois une lecture plus attentive que dans un malaise survenu à domicile. Une collision peut provoquer des lésions du rachis, du thorax, du bassin ou des membres. Il faut donc éviter les déplacements inutiles. Cela ne doit pas conduire à laisser une personne inconsciente sur le dos sans surveillance. Lorsque la victime est accessible, qu’elle respire normalement et qu’aucun danger immédiat ne rend la manœuvre impossible, la PLS reste le geste adapté.

Une personne restée assise dans un véhicule, bloquée par la carrosserie ou retenue par sa ceinture, ne doit pas être sortie seulement pour être placée sur le côté. L’extraction expose à des mouvements importants du cou et du dos. Les secours régulateurs indiqueront la conduite à tenir selon les informations transmises. Une exception existe en présence d’un péril immédiat, par exemple un départ de feu, un véhicule immergé, une fumée intense ou une exposition directe à un nouveau choc. Le sauvetage impose alors de sortir la victime du danger, en limitant autant que possible les mouvements.

La grossesse appelle une adaptation précise. Les recommandations européennes de réanimation ne prescrivent plus de côté obligatoire pour la plupart des victimes. Une femme enceinte à un stade avancé de grossesse doit néanmoins être installée sur le côté gauche. Cette position évite que le poids de l’utérus comprime trop fortement de gros vaisseaux sanguins situés dans l’abdomen et favorise la circulation sanguine.

État observé après l’accident Geste immédiat Motif
La victime répond et respire Ne pas la déplacer, la rassurer et la surveiller Éviter d’aggraver un traumatisme non visible
La victime ne répond pas mais respire normalement Mettre en position latérale de sécurité Maintenir les voies aériennes dégagées
La victime ne respire pas ou respire de façon anormale La placer sur le dos et commencer la réanimation Permettre le massage cardiaque et l’usage d’un défibrillateur
La victime est coincée dans l’habitacle Ne pas l’extraire hors danger immédiat Réduire les manipulations traumatiques

Le permis de conduire vérifie aussi cette logique lors des questions de vérifications. Les questions de premiers secours au permis en 2026 ne demandent pas de réciter une formule. Elles évaluent la capacité à distinguer une victime consciente, une victime inconsciente qui respire et un arrêt cardiaque. Cette distinction commande tout le reste de l’intervention.

Couverture pliee et gants poses dans un coffre de voiture ouvert
Illustration générée par intelligence artificielle.

Sécuriser un accident de la route avant tout geste de secourisme

La position latérale de sécurité ne doit pas faire oublier la première règle du secours routier. Un témoin blessé ne peut plus aider personne. L’ordre à retenir est simple et concret. Il faut protéger, alerter, puis secourir. Cet ordre correspond à l’enseignement du PSC1 et aux pratiques des services d’urgence. Il évite que la précipitation transforme un accident initial en sur-accident.

La protection commence par le stationnement du véhicule. Si cela est possible sans créer de danger, le véhicule doit être immobilisé sur l’accotement ou dans une zone éloignée de la circulation. Les feux de détresse doivent être activés. Chaque occupant qui sort du véhicule doit enfiler son gilet de haute visibilité avant de quitter l’habitacle. L’obligation résulte de l’article R. 416-19 du Code de la route, qui impose au conducteur de disposer d’un gilet et d’un triangle de présignalisation.

Le triangle n’est pas un geste automatique. Le même article prévoit qu’il ne doit pas être utilisé si sa pose met la vie du conducteur en danger. Sur autoroute, il ne faut pas traverser les voies pour installer un triangle. Il faut se mettre derrière la glissière de sécurité, si elle existe et si elle est accessible, puis appeler immédiatement les secours. La bande d’arrêt d’urgence n’est pas une zone de protection. Elle reste exposée aux véhicules qui dévient de leur trajectoire, aux poids lourds et aux mauvaises visibilités.

Les automobilistes doivent être arrêtés à distance raisonnable de la collision, sans bloquer inutilement l’accès des véhicules de secours. Une courbe, un sommet de côte, la nuit, la pluie ou le brouillard réduisent fortement la distance de perception du danger. Les informations sur la conduite à adopter sur la bande d’arrêt d’urgence rappellent qu’un piéton y est particulièrement vulnérable. Dans une telle configuration, rester derrière une barrière ou sur un talus, loin de la chaussée, vaut mieux qu’une intervention hâtive au milieu du trafic.

Un premier regard permet d’identifier le nombre approximatif de véhicules impliqués, les victimes visibles, les dangers immédiats et les accès possibles. Une fuite de carburant, une fumée, des fils électriques au sol ou un chargement instable doivent être signalés sans être manipulés. Il ne faut ni fumer, ni utiliser de flamme, ni approcher d’un véhicule électrique très endommagé dont la batterie émet de la fumée. Les secours disposent des équipements et des procédures nécessaires pour ce type de risque.

  • Le 112 permet de joindre les secours d’urgence dans l’Union européenne, y compris depuis un téléphone mobile.
  • Le 18 permet de contacter les sapeurs-pompiers pour une situation de secours et de sauvetage.
  • Le 15 met en relation avec le SAMU pour obtenir une régulation médicale.
  • Le 114, accessible par message ou application, permet aux personnes sourdes, malentendantes, aphasiques ou en difficulté de parole de contacter les urgences.

Lors de l’appel, l’opérateur attend une localisation exploitable. Il faut indiquer la route, le sens de circulation, le point kilométrique lorsqu’il est visible, le nom de la commune ou un repère clair. Sur une autoroute, les bornes d’appel d’urgence donnent une localisation précise. Il faut ensuite préciser le nombre de victimes, leur état apparent, la présence éventuelle d’une personne coincée et les dangers visibles. L’appelant ne raccroche pas avant d’y être invité.

La prévention routière commence avant la collision, par la connaissance de la signalisation temporaire et des équipements du véhicule. Les balises de signalisation et de sécurité aident à repérer les zones de travaux, les obstacles et les changements de trajectoire. Après un choc, la même discipline s’applique. Il faut regarder la circulation avant de regarder la victime, puis conserver une vision d’ensemble tout au long de l’intervention.

Une fois la zone rendue aussi sûre que possible et l’alerte donnée, l’attention peut se concentrer sur le bilan de la victime. Cette chronologie est particulièrement utile lorsqu’il y a plusieurs personnes blessées. La victime silencieuse, immobile ou inconsciente demande une vérification prioritaire, mais aucune approche ne justifie de s’exposer à un véhicule arrivant à vive allure.

Les gestes de premiers secours prennent leur sens dans cet ordre. Le téléphone peut rester en mode haut-parleur afin que le régulateur guide l’intervention. Cette aide est particulièrement utile lorsqu’un témoin hésite sur la respiration, sur le déplacement d’une victime ou sur le début d’une réanimation.

Comment réaliser une PLS après un accident sans gestes inutiles

La technique de la position latérale de sécurité vise à obtenir un appui stable, une bouche tournée vers le sol et des voies aériennes ouvertes. Elle s’effectue au sol, auprès d’une personne inconsciente qui respire normalement. Avant de la mobiliser, il faut retirer seulement les objets volumineux qui gênent le retournement, comme un sac à dos rigide. Il ne faut pas chercher à enlever un casque de moto, sauf nécessité absolue liée à une réanimation ou sur instruction des secours.

Le secouriste s’agenouille à côté de la victime. Il doit se placer du côté choisi pour le retournement, après avoir vérifié que ce côté ne comporte pas un obstacle ou un danger. Les lunettes peuvent être retirées si cela se fait facilement. Une protection visible dans la bouche, comme un aliment ou un chewing-gum accessible, peut être enlevée avec prudence. Il ne faut jamais introduire les doigts profondément dans la bouche pour explorer à l’aveugle.

Le bras le plus proche est placé à angle droit par rapport au corps, paume vers le haut. L’autre bras passe devant la poitrine et le dos de la main est maintenu contre la joue située du côté du secouriste. Cette main reste en contact avec la joue pendant la rotation. Elle limite les mouvements de la tête et aide à conserver l’alignement du haut du corps.

La jambe la plus éloignée est ensuite fléchie. Le secouriste saisit le genou, maintient la main contre la joue et tire doucement sur la jambe pliée. La victime roule alors vers le secouriste, sans traction brusque sur les bras ou sur le cou. Le mouvement doit être contrôlé. Une PLS rapide mais désordonnée peut provoquer un choc de la tête contre le sol ou faire basculer le corps trop loin.

Une fois la personne sur le côté, la jambe du dessus est positionnée de façon à former un angle approximatif de 90 degrés au niveau de la hanche et du genou. Elle stabilise le bassin et empêche le retour sur le ventre ou sur le dos. La bouche doit rester orientée vers le sol. La tête est légèrement basculée en arrière pour dégager les voies aériennes. La main placée sous la joue soutient cette position.

Le côté choisi n’a pas de caractère systématiquement obligatoire pour la population générale. Les recommandations européennes de réanimation ont abandonné, depuis 2010, l’idée d’un flanc universellement imposé. Le choix peut dépendre de l’environnement, d’une blessure apparente, de la place disponible ou de l’accès du secouriste. Chez une femme enceinte à un stade avancé, le flanc gauche est privilégié pour limiter la compression des grands vaisseaux abdominaux.

Dans un contexte de collision, la prudence ne consiste pas à renoncer au geste. Elle consiste à le réaliser en limitant les torsions et les manipulations. Il ne faut pas tenter d’aligner un membre déformé, de déplacer un casque, de desserrer un collier cervical imaginaire ou de rechercher une douleur par des mouvements répétés. Les professionnels prendront ensuite le relais avec le matériel d’immobilisation adapté.

  1. Vérifiez que la victime ne répond pas et qu’elle respire normalement pendant moins de dix secondes.
  2. Placez le bras le plus proche à angle droit et gardez l’autre main contre la joue.
  3. Pliez la jambe la plus éloignée en tenant le genou.
  4. Tournez la victime vers vous avec un mouvement progressif et contrôlé.
  5. Stabilisez la jambe, ouvrez les voies aériennes et orientez la bouche vers le sol.

La couverture de survie ou une couverture ordinaire peut être utilisée après l’installation, sans recouvrir le visage. Le froid, la pluie, le vent et l’immobilité accélèrent l’hypothermie, même lorsque la température extérieure paraît modérée. Il faut isoler la victime du sol lorsque cela est possible sans modifier sa position. Une veste posée sous le corps avant le retournement peut être utile, mais elle ne doit pas retarder la mise en PLS.

Le sauvetage ne s’arrête pas lorsque le corps est placé sur le côté. La respiration doit être contrôlée jusqu’à l’arrivée des secours. Une victime peut vomir, s’agiter, se réveiller ou cesser de respirer. Il faut lui parler calmement si elle reprend conscience et éviter de lui donner à boire, à manger ou des médicaments. Cette surveillance continue distingue un geste appris d’une intervention réellement utile.

Surveiller la respiration et réagir si l’état de la victime change

Après une position latérale de sécurité, la surveillance doit être permanente. Une victime inconsciente peut évoluer en quelques minutes, surtout après un choc violent, une hémorragie interne, un traumatisme crânien ou une inhalation. Le secouriste observe les mouvements du thorax, écoute le souffle et reste attentif à tout changement de couleur du visage. Une pâleur marquée, des lèvres bleutées, une agitation inhabituelle ou une respiration qui devient lente et bruyante doivent être signalées aux secours.

La bouche doit rester libre et tournée vers le bas. Si du sang ou des vomissements s’écoulent, la position permet leur évacuation. Il faut simplement vérifier que rien ne bloque le passage de l’air. Une personne peut émettre des ronflements. Ce bruit n’est pas anodin chez une victime inconsciente. Il peut traduire une obstruction partielle des voies aériennes par le relâchement des tissus de la gorge. Il faut alors contrôler l’inclinaison de la tête et la position de la bouche.

La respiration doit être réévaluée régulièrement, sans secouer la victime. Un contrôle répété permet de détecter l’arrêt respiratoire. Si la personne ne respire plus normalement, il faut la remettre sur le dos avec précaution et débuter la réanimation cardio-pulmonaire. La consigne de base enseignée au grand public est de réaliser 30 compressions thoraciques, puis deux insufflations si le sauveteur est formé et accepte de les pratiquer. Les compressions seules restent préférables à l’absence totale de massage.

Le rythme des compressions recommandé chez l’adulte se situe entre 100 et 120 compressions par minute, au centre de la poitrine. Il faut appuyer fort et vite, en laissant le thorax remonter entre chaque pression. Un défibrillateur automatisé externe doit être utilisé dès qu’il est disponible. L’appareil guide l’utilisateur par messages vocaux. Il analyse le rythme cardiaque et indique lui-même si un choc est nécessaire.

Une victime impliquée dans un accident de la route peut présenter une hémorragie externe. Un saignement abondant impose une compression directe avec la main protégée, un tissu propre ou un pansement compressif si le matériel est disponible. Cette action peut parfois devoir être menée avant la PLS, notamment si le sang coule en grande quantité. L’alerte au 15 ou au 18 permet d’obtenir une priorité d’action adaptée à la situation réelle.

Une difficulté fréquente consiste à confondre sommeil, ivresse et perte de connaissance. Une personne qui ne répond pas après un choc n’est pas simplement « en train de récupérer ». L’alcool, les stupéfiants, une commotion cérébrale ou une baisse brutale de l’oxygénation peuvent provoquer le même silence. Le bilan de conscience et de respiration doit être mené avec la même rigueur, sans chercher à interpréter la cause sur place.

La victime ne doit pas être laissée seule pour aller chercher de l’aide si un téléphone est disponible. Le haut-parleur permet de conserver le contact avec la régulation médicale. Si plusieurs témoins sont présents, l’un peut gérer l’alerte, un autre la circulation à distance du danger et un troisième rester près de la victime. Cette répartition évite que tous se concentrent sur la même personne en oubliant les autres blessés ou le trafic.

Les gestes de secours apprennent aussi à communiquer avec précision. Dire « une victime inconsciente qui respire » n’a pas le même sens que dire « une victime qui ne répond pas ». Décrire la fréquence, la régularité et l’évolution de la respiration aide la régulation médicale à décider des moyens à engager. Une information courte, exacte et actualisée vaut mieux qu’une description confuse.

La couverture contre le froid reste utile pendant la surveillance, mais elle ne doit jamais empêcher l’observation du visage et du thorax. Il faut également préserver l’intimité de la victime, sans gêner l’accès des professionnels. Les curieux doivent être éloignés. Filmer, photographier ou diffuser des images d’une personne blessée porte atteinte à sa dignité et ne contribue en rien au secours.

La surveillance prépare le passage de relais. À l’arrivée des sapeurs-pompiers, du SAMU ou des forces de l’ordre, il faut transmettre l’heure approximative de l’accident, l’état initial observé, les gestes réalisés, toute modification de la respiration et les informations données par d’autres témoins. Cette continuité permet aux équipes médicales de comprendre rapidement ce qui s’est passé avant leur arrivée.

Cas particuliers de PLS et erreurs à éviter lors d’un sauvetage routier

Le premier cas particulier concerne la victime coincée. Une personne prisonnière de son siège, d’un volant ou d’une portière ne doit pas être sortie par des témoins si elle respire et qu’aucun danger immédiat ne menace. Les véhicules modernes peuvent être équipés de systèmes pyrotechniques, de batteries haute tension et de structures déformées coupantes. L’extraction exige des moyens spécifiques. Le rôle du témoin est de protéger, d’alerter, de surveiller et d’appliquer les consignes du régulateur.

Le casque d’un motocycliste ne s’enlève pas spontanément. Il protège le rachis cervical et sa manipulation demande une technique à deux secouristes. Si la victime respire normalement, le casque reste en place en attendant les secours. Si elle ne respire plus, la priorité devient la réanimation et le retrait du casque peut être nécessaire pour libérer les voies aériennes. Un régulateur du 15 ou du 18 peut accompagner les témoins par téléphone jusqu’à l’arrivée des équipes.

La présence d’un enfant impose la même logique de décision. Une perte de conscience associée à une respiration normale conduit à une position sur le côté, avec une surveillance constante. Les gestes doivent être adaptés à la taille de l’enfant, sans forcer l’ouverture de la mâchoire ni tordre les membres. L’appel aux secours doit mentionner l’âge approximatif. Cette donnée influence l’envoi des moyens médicaux et les consignes données à distance.

Une personne consciente ne doit pas être mise en PLS contre son gré. Elle peut être allongée si son état l’exige et si cela est possible sans danger, mais elle doit surtout être maintenue immobile, protégée du froid et surveillée. Lui demander de marcher pour « se remettre » après une collision est une erreur classique. Une douleur peut apparaître plusieurs minutes après le choc. Une victime qui paraît indemne peut aussi présenter des blessures internes ou un traumatisme cervical.

Le téléphone est utile, mais il ne doit pas devenir un obstacle. Chercher une vidéo, filmer la scène ou publier un message fait perdre du temps. Les formations de secourisme apportent des repères plus fiables qu’un tutoriel consulté dans l’urgence. Le PSC1 se déroule généralement sur une durée minimale de sept heures, selon le référentiel national de compétences de sécurité civile. Il permet de pratiquer les gestes, de corriger les positions des mains et de comprendre les priorités.

La formation au permis prépare aux vérifications de sécurité, mais elle ne remplace pas un apprentissage complet du secourisme. Lors de l’épreuve pratique, les compétences évaluées relèvent notamment de la prise d’information, de la prévention des risques et des questions de premiers secours. La grille d’évaluation du permis B montre que la conduite et la prévention sont liées, sans confondre l’examen avec une formation de sauveteur.

Les erreurs à éviter restent concrètes. Il ne faut pas faire boire une victime, lui administrer un médicament, tenter de redresser un membre ou enlever un objet planté dans une plaie. Il ne faut pas non plus déplacer une personne pour libérer la route, sauf danger immédiat. Une voiture endommagée gêne la circulation, mais une aggravation médicale pèse bien davantage qu’un retard de quelques minutes.

Les témoins doivent aussi tenir compte de leur propre capacité. Une personne seule face à plusieurs blessés ne peut pas pratiquer tous les gestes simultanément. L’appel rapide permet aux services d’urgence de prioriser. La surveillance d’une victime qui ne répond pas et respire est souvent l’action la plus utile jusqu’à l’arrivée des renforts. Des instructions téléphoniques adaptées priment toujours sur une initiative risquée.

Le contenu de cet article informe sur les gestes de premiers secours et sur la prévention. Il ne remplace ni une formation pratique, ni les instructions données en temps réel par le 15, le 18 ou le 112. En présence d’une situation complexe, d’une personne coincée, d’un feu, d’une hémorragie importante ou d’un arrêt cardiaque, les consignes du régulateur médical doivent guider chaque décision.

Faut-il mettre systématiquement une victime d’accident en PLS ?

Non. La position latérale de sécurité s’applique à une personne inconsciente qui respire normalement. Une victime consciente doit être surveillée sans déplacement inutile. Une personne qui ne respire pas normalement doit être placée sur le dos pour commencer la réanimation.

Peut-on pratiquer une PLS sur une victime qui pourrait avoir une blessure au dos ?

Oui si elle est inconsciente et respire normalement, car la protection des voies aériennes reste prioritaire. Le retournement doit être effectué avec prudence, sans gestes brusques ni manipulations inutiles.

Faut-il retirer le casque d’un motard inconscient qui respire ?

Non, le casque ne doit pas être retiré par réflexe si la victime respire normalement. Il faut alerter les secours, surveiller la victime et suivre les consignes du régulateur.

Quel numéro appeler après un accident de la route ?

Le 112 fonctionne partout dans l’Union européenne. Le 18 joint les sapeurs-pompiers et le 15 le SAMU. Le 114 permet de contacter les urgences par message ou application pour les personnes qui ne peuvent pas entendre ou parler au téléphone.